Intensité du propos. Voilà qui résume le lien qui unit sur la même scène Eppur si scende de Jasmine Morand et Arina Holm Joensen et Madame K de Nicole Seiler, présentés ensemble dans le cadre du festival de danse neuchâtelois. Inspiré de La Comédie humaine, Eppur... nous soumet à la reviviscence dans la Chute. La nervosité des violoncelles, les tremblements du corps ainsi que les pulsations électriques de la musique confinent à la suffocation. Plus ludique dans la forme, Madame K brouille le système des apparences. Poupée Barbie à la démarche robotisée, le corps de la danseuse est vidé de tout élan naturel. Multiplié à l’excès par une animation vidéo, le corps en représentation se perd dans un brouhaha publicitaire. Mais où se situe l’être dans ce trop-plein de paraître?
Anne-Sylvie Sprenger, juillet 2004
Espace Danse ADN, Neuchâtel
Chorégraphie Eppur si scende de Jasmine Morand et Arina Holm Joensen
Chorégraphie Madame K: Nicole Seiler