En Albanais, «Kinkaleri» signifie la quincaillerie, le bazar. Et c’est précisément de petits riens hétéroclites qu’est constitué le dernier spectacle de ce collectif italien qui aime à expérimenter de nouveaux langages. Ultra-conceptuel et déroutant, <OTTO> décline la chute dans tous ses états: sitôt apparus sur scène, les danseurs s’étalent, se ramassent une gamelle ou encore s’écroulent subitement, laissant ici ou là des traces de leur passage. L’espace apparaît alors comme l’unique réceptacle de leurs actions, comme si, détachés les uns des autres, la seule attache serait celle du sol que l’on foule de nos pieds, de ce terrain de jeux commun qu’est la terre.
Anne-Sylvie Sprenger, L'Hebdo, 19 août 2004
Usine à Gaz, Nyon
A l’occasion du Festival des arts vivants
Par la Compagnie Kinkaleri