Débris jonchés sur le sol poussiéreux. Cendres d’après-guerre. Mais de quelle guerre? Qu’importe. Car ici le dramaturge suédois s’intéresse aux séquelles qui touchent à l’intime. Pour ce soldat qui revient au village, il s’agit de retrouver sa place. Mais comment faire lorsque mère et filles ont appris à vivre sans lui et à s’accommoder de toutes les horreurs? Avec un réalisme acéré, Lars Norén scrute l’humanité blessée et signe ici une œuvre percutante, qui ébranle tant par la justesse du propos et du jeu que par cette odeur de désolation qui envahit la scène. un chef-d’œuvre.
Anne-Sylvie Sprenger, L'Hebdo, 2003
Théâtre de Vidy, Lausanne (2003)
Théâtre du Poche, Genève (2004)
Mise en scène: Lars Norén