On attendait beaucoup du monologue d’Anne Benoît. Surtout après avoir vu, un peu plus tôt dans la saison, le spectacle A ma personnagité de Geneviève Pasquier, également basé sur des textes dits bruts et en parallèle de l’exposition «Ecritures en délire». Pourtant, malgré un jeu à fleur de peau, les frissons dans la voix, la tension dans le corps, les textes (peut-être mal choisis, mal ordonnés) n’arrivent pas à nous aspirer dans la spirale de la démence humaine. La mise en scène épurée dit l’isolement, la souffrance, mais ne parvient pas à nous arracher à notre quiétude. Dommage.
Anne-Sylvie Sprenger, L'Hebdo, 10 juin 2004
Théâtre de Vidy, Lausanne
Textes écrits par des femmes internées à l’Hôpital Sainte-Anne et recueillis par Laurent Danon Boileau sous le titre «Textes sans Sépultures»
Mise en scène et avec: Anne Benoît